La Barre des Écrins par la voie du Pilier Sud

IMG_8114.JPGLe 15 et 16 Juillet 2016

Un jour, Mika, un ami montagnard me parle d’une course qui le fait rêver en me montrant le livre des « 100 plus belles des Écrins » de Gaston REBBUFAT. Il s’agit d’une course au cœur des Écrins qui consiste à gravir un énorme pilier qui surplombe le Glacier Noir : le Pilier sud de la Barre des Ecrins.

Un weekend de 4 jours s’annonce, nous sommes 6 djeun’s des équipes FFCAM 38 surmotivés pour partir pour deux belles courses. En ligne de mire, l’arête de Coste Rouge pour Giovanni, Corentin et Raphy, et le Pilier sud de la Barre pour Éloi, Vincent et moi.

Départ du Pré de Madame Carle, les chutes de neige fraiche de la veille ont fondu. Oui, lors du 14 juillet les sommets étaient blancs ! Après le passage de la rimaye au plus proche du Col des Avalanches, nous rejoignons le rocher poli par le passage du glacier, puis un rocher un peu moins bon. Tout du long dans en corde tendu, nous avançons plutôt bien dans une escalade en III. Le bivouac dans le sac, il faut être stratégique pour choisir un emplacement adapté sans s’arrêter trop tôt et en ayant à proximité de la neige pour avoir un minimum d’eau. Notre choix sera donc de faire bivouac avant la dalle en IV vers les 3 400 m, au niveau de la Tour Rouge. Le bivouac depuis le pied de cette dalle n’est pas visible, nous avons redésescaladé d’une cinquantaine de mètres pour rejoindre un grand névé, puis sommes allés légèrement plus à droite, là aussi sur une cinquantaine de mètres. A l’abri du vent, une vue splendide sur le Pelvoux, le Coolidge et les Ailefroides. Le spot y est vraiment chouette, et plus au petit matin on se retrouve illuminé par les tous premiers rayons du soleil !

Je l’appréhendais un peu la veille et me voilà dedans ! Une dalle en chaussure d’alpi et en corde tendu en guise de remise dans le bain avec la fraicheur matinale, ça ne m’a pas fait rêver du tout ! C’est d’ailleurs la partie que j’ai trouvé la plus difficile, très certainement car je ne suis pas une « Mademoiselle dalle ». Bref, impossible de protéger sur les 15 premiers mètres. Bon, c’est passé, mais pour info un relais est présent en fin de cette dalle. Nous progressons et arrivons au pied du Bastion avec la fameuse traversée en V ou deux pitons sont présents juste avant le passage en rocher moyen. C’est un V assez gentil, mais nous choisissons tout de même de mettre les chaussons. Après tout, si nous les avons dans le sac, autant les utiliser ! Les longueurs qui suivent se ressemblent, d’une difficulté assez homogène, il faut toujours choisir le meilleur des rochers pour se hisser progressivement. C’est de l’escalade qui fatigue plus les jambes que les bras. Avec un bon sac sur le dos, c’est musculation des cuisses assurée !

Afin d’éviter les 200 derniers mètres de rochers en équilibres qui mènent au sommet, nous choisissons de cramponner et de traverser largement sur la gauche pour rejoindre le couloir menant à la brèche Lory. Sur l’arête, des bourrasques de vent nous frappent le visage, nous ne ferons pas long feu. La redescente est longue et il est tout de même près de 19h.

Dans des conditions météo idéales, et accompagnés de deux supers gars, c’est une bien belle et loooonnngue course qui se termine !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s