La Meije c’est Meijique : Voie Pierre Allain et traversée des arêtes

Le 8 et 9 septembre 2016

Au fil des saisons, le temps passe et cette année le petit refuge fait de métal et de bois perché sur les pentes de la Meije, fête ses 50 ans. Pour marquer le coup, différents événements, défis, ont été organisés. Parmi ceux-ci, on retrouve l’objectif d’atteindre le chiffre de 50 jeunes au Promontoire. Les équipes jeunes de la FFCAM 38 ont répondu présent ! Accompagnés de nos supers guides, Ben et Victor, nous sommes 6 jeunes à être montés au refuge du Promontoire pour arpenter différents itinéraires en face Sud.

Accueillis chaleureusement par Nathalie et Freddy, les gardiens de cette petite cabane, on relit les topos, effectue quelques repérages avant le départ du lendemain.

Quatre heures trente, Caroline et Thomas se préparent pour l’arête du Promontoire puis la traversée des arêtes, Marion et moi, partons accompagnés de Ben et Victor pour la « Pierre Allain » suivie de la traversée des arêtes. Marie et Corentin quant à eux, ont un peu de répit avec un réveil qui reste bien matinal mais plus tardif et prennent la direction de « l’horreur du bide », une voie tout récemment ré-équipée.

Quelques rappels, chaussage de crampons, passage d’escalade sur le « fauteuil », et nous voila au départ de la zone plus verticale de la voie. Nous enfilons nos chaussons pour près de 900m d’escalade. Aie aie, bien qu’assez confortables, les chaussons au pieds  sur une telle distance avec des ampoules survenues la veille ce n’est pas une partie de plaisir. Plus l’on prend de la hauteur, moins mon escalade est élégante, en faveur de carres internes. Je ne crois pas encore en avoir fait en aussi grand nombre !

Ben et Victor nos topos vivants, connaissent la voie comme leur poche, une chance pour nous. Ils nous conseillent et nous orientent. La grimpe est d’ailleurs bien plus « reposante » pour Marion et moi. Il n’y a pas le stress de l’erreur. Une mauvaise analyse de la voie et il est possible de se retrouve très rapidement dans des difficultés bien supérieur au fameux crux en 5c initial. L’escalade se fait sur un rocher globalement toujours bon et dans des conditions exceptionnellement sèches (en particulier au niveau de la grande cheminée). Après 7h de grimpe, nous avons enfin eux le plaisir de faire connaissance avec les deux vierges de la Meije avant de poursuivre notre route.

Oui, nous n’avons pas le temps de nous reposer, la traversée des arêtes n’est pas une balade de tout repos. L’itinéraire n’est pas le plus compliqué mais demande de rester concentré. Le passage régulier des nombreuses cordées a marqué la glace comme le rocher avec leurs dents d’acier que sont leurs crampons. Des marches de glace sont présentes en versant Nord de la dent Zsigmondy, le câble y est presque en totalité dégagé de la glace.

Après avoir pris pied sur le glacier bien crevassé, une sente, formée par le passage régulier de nombreux alpinistes nous mène jusqu’au refuge de l’Aigle et se poursuit jusqu’à la vire Amieux. La redescente jusqu’en vallée est bien longue, près de 2300 m de dénivelé négatif sépare le sommet de la Meije du parking du pont des Brebis. Les pieds chauffent tout comme les cuisses, c’est de la musculation intensive garantie qui clôt une superbe course que je rêvais de faire depuis bien longtemps!

Synthèse de notre course :

Réveil : 4h30

Départ du refuge : 5h30

Attaque de la voie 6h30

Sommet : 13h30

Fin des arêtes : 16h30

Parking : 20h00

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